La bonne image mentale

Claude n'est ni un moteur de recherche, ni un oracle. La comparaison la plus juste : un collaborateur brillant, rapide, infatigable, mais amnésique. Il ne sait de ton projet que ce que tu lui dis. Il ne devine pas tes préférences. Il ne se vexe pas si tu le corriges. Cette image change tout dans ta façon de lui parler : tu briefes, tu cadres, tu donnes du feedback, exactement comme avec un humain compétent qui débute chez toi.

Être clair sur ce que tu attends

Un bon collaborateur déteste les consignes floues, Claude aussi. Dis explicitement :

  • Le résultat attendu : « je veux 3 options, pas une seule ».
  • Le niveau : « explique comme à un débutant total » ou « va droit au but, je connais le sujet ».
  • Ce que tu ne veux pas : « sans jargon », « n'invente aucun chiffre », « pas de blabla d'introduction ».

Plus tu es explicite, moins Claude comble les trous par du générique.

Donner du feedback précis

La réponse n'est pas tout à fait ça ? Ne soupire pas, corrige, comme avec un collègue. Et surtout, sois précis : « c'est trop long » est utile, « réduis à 5 puces, garde seulement les arguments chiffrés » l'est dix fois plus.

Feedback vagueFeedback précis et actionnable
« j'aime pas »« le ton est trop commercial, je veux quelque chose de plus sobre et factuel »
« c'est pas bon »« le point 2 est faux, la TVA est à 20 %, corrige et continue »
« refais »« garde la structure, mais réécris l'intro pour qu'elle accroche dès la première phrase »

Le fais questionner avant qu'il se lance

Astuce de pro, sous-utilisée : sur une tâche complexe, demande à Claude de te poser des questions avant de répondre. « Avant de rédiger, pose-moi les questions dont tu as besoin pour faire du bon travail. » Il identifie les zones floues, tu y réponds, et le résultat est bien meilleur, parce qu'il part avec le bon contexte au lieu de deviner.

Exemple

« Je veux une page de présentation pour mon activité. Avant d'écrire, pose-moi 5 questions pour cerner mon positionnement, ma cible et ce qui me différencie. » Tu réponds, puis : « Parfait, rédige maintenant. » Le résultat n'a rien à voir avec un « écris-moi une page de présentation » lancé à froid.

Penser dialogue, pas commande unique

Le réflexe débutant, c'est la commande unique : on tape une demande, on juge la réponse, on s'arrête. Le réflexe efficace, c'est le dialogue : on avance par échanges courts. « Propose un plan. » → « Bien, développe le point 3. » → « Ajoute un exemple. » → « Maintenant raccourcis. » Chaque message s'appuie sur le précédent. C'est là que Claude donne le meilleur.

Erreur courante

Se montrer « poli mais vague » par réflexe (« peux-tu m'aider avec mon site ? »). Claude n'a pas besoin de politesse, il a besoin de précision. Inutile de tourner autour du pot : dis directement quoi, pour qui, dans quel but, sous quelle forme. Tu peux rester courtois, mais c'est la clarté qui produit le résultat.

Ton plan d'action

  1. Adopte l'image du collaborateur amnésique : brief complet, zéro sous-entendu.
  2. Sur ta prochaine tâche complexe, demande à Claude de te poser des questions avant de répondre.
  3. Entraîne-toi au feedback précis : remplace « refais » par une consigne concrète.

À retenir

Parle à Claude comme à un collaborateur brillant mais sans contexte : brief clair, attentes explicites, interdits posés. Donne un feedback précis plutôt que vague, fais-le te questionner avant les tâches complexes, et avance par dialogue plutôt que par commande unique. La qualité de l'échange fait la qualité du résultat.