LES 4 PILIERS D'UN BON PROMPT

CONTEXTE Ta situation, ton public RÔLE La casquette que prend Claude TÂCHE Ce que tu veux, précisément FORMAT Longueur, ton, structure

Pourquoi ton prompt fait toute la différence

Claude ne lit pas dans tes pensées. Il répond à ce que tu écris, avec ce qu'il comprend de ton intention. Si tu écris « fais-moi un texte sur le sport », il doit deviner pour qui, dans quel but, sous quelle forme, et il comble les trous par du générique. Si tu précises tout ça, il vise juste. Un bon prompt, ce n'est pas un prompt long : c'est un prompt qui ne laisse pas Claude deviner l'essentiel.

Pilier 1 : le contexte

Donne à Claude la situation. Qui es-tu, à qui s'adresse le résultat, dans quel but ? Le même texte n'a rien à voir selon qu'il s'adresse à des débutants ou à des experts, sur un blog ou dans un email commercial.

Exemple : « Je tiens un blog de cuisine pour des étudiants avec un petit budget. »

Pilier 2 : le rôle

Demande à Claude d'endosser une casquette. Cela oriente son vocabulaire, son angle et son niveau d'exigence. « Agis comme un expert SEO », « Tu es un correcteur exigeant », « Réponds comme un conseiller bancaire pédagogue ». Ce n'est pas du gadget : le rôle cadre la réponse.

Exemple : « Agis comme un rédacteur culinaire qui sait rendre simple une recette. »

Pilier 3 : la tâche

Dis exactement ce que tu veux, avec des verbes d'action clairs : rédige, résume, compare, traduis, corrige, liste, explique. Plus c'est précis, mieux c'est. « Donne 10 idées » vaut mieux que « donne des idées ».

Exemple : « Propose 5 recettes de pâtes à moins de 3 euros par portion. »

Pilier 4 : le format

Précise la forme attendue : longueur, ton, structure. Liste à puces ou paragraphes ? 100 mots ou 500 ? Ton sérieux ou décontracté ? Tableau ? Sans cette indication, Claude choisit pour toi, et rarement comme tu l'imaginais.

Exemple : « Format : un tableau avec le nom du plat, le coût estimé et le temps de préparation. »

Le prompt complet, assemblé

« Je tiens un blog de cuisine pour étudiants à petit budget (contexte). Agis comme un rédacteur culinaire qui rend les recettes simples (rôle). Propose 5 recettes de pâtes à moins de 3 euros par portion (tâche). Format : un tableau avec le nom du plat, le coût estimé et le temps de préparation (format). » Compare mentalement avec « idées recettes pâtes » : c'est le jour et la nuit.

Avant / après en un coup d'œil

Prompt pauvrePrompt à 4 piliers
« écris un post LinkedIn »« Je suis consultant SEO indépendant (contexte). Rédige un post LinkedIn (tâche) qui partage une erreur SEO fréquente et comment l'éviter, ton direct et concret (format), comme un praticien qui parle à d'autres pros (rôle). 150 mots, avec une accroche forte. »
« résume ce texte »« Résume ce rapport en 5 points clés pour un dirigeant pressé qui n'a pas le temps de tout lire. Garde les chiffres importants. »

Erreur courante

Croire qu'un prompt doit être ultra-long et compliqué. Faux : il doit être précis, pas verbeux. Mieux vaut quatre phrases claires qui couvrent les 4 piliers qu'un pavé confus. Et si tu oublies un pilier, ce n'est pas grave : tu ajustes en dialoguant, on le voit dans la leçon suivante.

Ton plan d'action

  1. Reprends une tâche réelle et écris ton prompt en cochant les 4 piliers : contexte, rôle, tâche, format.
  2. Lance-le, puis enlève un pilier et relance : observe à quel point la réponse se dégrade. C'est la meilleure façon d'intégrer la méthode.
  3. Garde tes meilleurs prompts dans un fichier : tu te constitues une bibliothèque réutilisable.

À retenir

Un bon prompt repose sur 4 piliers : le contexte (ta situation), le rôle (la casquette de Claude), la tâche (ce que tu veux, précisément) et le format (longueur, ton, structure). Précis ne veut pas dire long. Et si la première réponse n'est pas parfaite, on affine en dialoguant, ce qu'on voit tout de suite dans le prompting avancé.